La femme de la situation

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J’écoute présentement How i met your mother en background et j’écris ce petit texte. Je dois vous avouer qu’une des pires nouvelles de l’année était le fait que cette superbe série allait disparaitre de Netflix d’une journée à l’autre. Bon je sais, il y a plusieurs autres séries qui valent la peine d’être écoutées, mais je pense que c’est la meilleure pour te faire sentir bien après une journée ordinaire.

Bon, maintenant les choses sérieuses. Valérie Plante, bing, entre à la mairie de Montréal, étant du même coup la 1re mairesse de l’histoire de cette ville. Tout d’abord Fuck Yeah et ensuite, Fuck Yeah. Depuis maintenant quelques jours, on essaye de déterminer ce qui a bien pu couler le maire sortant pour qu’une telle surprise survienne (pas si grosse non plus, vu les sondages et la campagne de Valérie Plante).

Je n’ai pas envie ici de faire une analogie molle et banale avec les évènements plutôt uniques de dénonciation, mais avouons que c’est quand même spécial. Serait-on écoeurés de voir des hommes, grognons, cowboy et parfois souvent machos nous diriger ou occuper les hautes sphères de notre société? Serait-on rendus au point d’intolérance maximale face à des comportements que des hommes de pouvoir auraient, sans aucun scrupule ni retenu. Attention, je ne mets pas Denis Coderre dans le même bateau que les harceleurs ou agresseurs dénoncés ou non dénoncés des dernières semaines. Je ne fais que me questionner par rapport à ce changement de discours, disons-le, extraordinaire qui se passe en ce moment.

Je dois dire qu’en me levant ce matin, j’éprouvais une certaine fierté d’habiter dans une ville où la personne aux commandes de la ville est une femme. Je dois dire que de voir une femme, exercer une position comme celle de mairesse me fait de quoi. Parce que cette fierté ne devrait pas exister. Ce « changement » aurait dû arriver beaucoup plus tôt que maintenant. En 2017, on s’exclame encore de voir une femme gagner la mairie de Montréal. En 2017, on cherche encore les erreurs de Denis au lieu des bons coups de Valérie. En 2017, on se questionne encore à savoir si la culture du viol existe bel et bien. En 2017, nous avons encore des débats sur l’égalité homme-femme.

Je suis extrêmement heureux que ce genre de discussion fasse les manchettes aujourd’hui, parce que plus on en parle, plus on s’instruit et plus on comprend les atrocités que certaines personnes vivent. Mais je suis aussi découragé de voir que c’est encore d’actualité, en 2017.

Je suis découragé d’entendre des commentaires de gars dans des vestiaires de hockey, de football ou de soccer à l’égard des femmes. Je suis découragé de voir des hommes dévorer du regard une femme qui passait par là. Je suis découragé d’entendre encore des annonces à la radio dépeindre des situations où l’homme est le dernier des idiots et la femme, la personne la plus Germaine de la terre. Je suis découragé de l’expression Germaine.

Dans les dernières semaines, j’ai eu l’impression que les hommes ne savaient plus vivre. Bon Dieu de merde, est-ce qu’on a besoin d’un cours à l’école pour enseigner les bonnes manières, les façons de se comporter en public, la sexualité?

Poser la question, c’est y répondre.

Je vous laisse sur ceci. Aux lectrices, continuez de parler fort et de faire votre place. Aux lecteurs, lorsque vous êtes témoins de comportements qui vous font capoter intérieurement, dites-le.

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