L’art subtil de s’en foutre

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Je viens de finir de lire le très populaire livre The subtle art of not giving a fuck: A counterintuitive approach to living a good life de l’auteur et blogueur Mark Manson.

Lire ce bouquin devrait être obligatoire pour tout le monde.

Lorsque j’ai pour la première fois entendu parler de ce livre, je me disais que c’était encore un ramassé de conneries qui frôlent la maudite mentalité YOLO, prônant que rien n’est important, qu’il faut vivre au jour le jour en se donnant une raison de ne s’attacher à rien ou de s’engager avec personne.

Mais ce n’est pas du tout le cas.

Non, Mark Manson tente d’expliquer que nous avons tous un nombre limité d’efforts à mettre ou d’intérêts à avoir et qu’il faut faire les bons choix. Ça ne sert à rien de mettre des efforts dans un projet si celui-ci ne vous rapporte rien. Ou encore de mettre du temps et de l’énergie, dans une relation (amoureuse ou amicale) si ce n’est pas réciproque. En anglais, ce dernier affirme:

In life, we have a limited amount of fucks to give. So you must choose your fucks wisely

Quelqu’un m’a dit il n’y a pas longtemps, qu’une relation c’est comme un investissement, un moment donner, tu dois recevoir, au minimum, autant que tu dépenses. Tu ne vas pas à la bourse pour acheter que des actions perdantes…


Dans le livre, l’auteur touche plusieurs aspects de nos vies comme les relations amoureuses et interpersonnelles, notre travail, notre attitude, nos ambitions, la mort. Il utilise une vulgarisation impeccable, utilisant parfois un ton provoquant et sarcastique, ce qui explique son énorme succès.

Laisse moi te faire une petite leçon de vie avec ce que j’ai retenu de ce livre.

 

La quête du bonheur absolu est stupide. 

On ne peut pas être 100% du temps heureux. La vie est un équilibre entre du positif et du négatif. On doit vivre avec les problèmes et c’est en les réglant qu’on devient heureux. Tu en doutes? Alors pourquoi tu décides de marier la personne avec qui tu te chicanes, tu habites dans la maison que tu rénoves sans cesse, ton travail te fait stresser et tu fait de l’overtime pour bien faire ta job. Ce qui nous rend malheureux nous rend également heureux, c’est un équilibre. Le positivisme aveugle et la quête du bonheur sans fin, c’est malsain.

On ne peut pas fuir le négatif. Il faut passer au travers pour être heureux. Si tu veux être en forme, tu dois passer des heures au gym et toujours surveiller ta bouffe. Si tu veux partir ta propre compagnie, tu dois travailler des heures de fou et prendre le risque de tout perdre. Si tu veux rencontrer quelqu’un et avoir quelque chose de vrai, tu dois faire les efforts et pas seulement settle down avec la première personne disponible, car c’est l’hiver et tu te sens seul.


Tu n’es pas spécial

Nous sommes tous les mêmes. Si tu fais face à une embuche, dis-toi que quelqu’un, quelque part sur la terre, à un moment donné dans le temps, a du faire face à une situation semblable. Cela ne diminue pas la gravité du problème ou ne signifie pas que ça ne te blesse pas. Cela veut simplement dire que tu n’es pas une victime. Tu fais face à une situation et tu dois t’en sortir.

Nous sommes tous ordinaires, par contre, avec les médias, et récemment, avec les médias sociaux, nous sommes toujours  »en contact » avec des élites. C’est rendu facile de croire que tu es spécial, car tu a 3000 abonnées sur instagram. De plus, on se fait souvent dire que les jeunes, nous sommes une génération de princes et de princesses, oui, c’est vrai. Mais c’est de la faute des plus vieux. Dire à un enfant qu’il est le meilleurrrrrrr et le plus beauuuu, quand ce n’est pas vrai, ça fait gonfler l’égo ça.

Nous avons trop de confiance, et c’est pour ça que nous sommes mauvais.

Ceux qui deviennent réellement exceptionnels, par exemple, les Tiger Woods ou les Bill Gates de ce monde, se sont rendu aussi loin, car au départ, ils ne pensaient pas qu’ils étaient les meilleurs, mais au contraire, ils cherchaient sans cesse à s’améliorer.

Comme mon père m’a déjà dit dans ma remarquable carrière de joueur de hockey de ligue de garage :  »Le moment ou tu crois que tu es le meilleur, c’est là que tu n’est plus le meilleur ». On remarque ça souvent au hockey:  une recrue domine la ligue, et l’année suivante, est ordinaire, car il se dit qu’il n’a plus besoin de travailler fort. La guigne de la 2e saison.


La règle du Fuck Yes or No

Il parle de cette règle rapidement dans son livre, mais il a écrit un article sur son blog et je crois que c’est une de ses idées les plus importantes.

You wouldn’t buy a dog that bites you all the time. And you wouldn’t be friends with someone who regularly ditches you. You wouldn’t work a job that doesn’t pay you. Then why the hell are you trying to make a girlfriend out of a woman who doesn’t want to date you? Where’s your fucking self-respect?

Cette règle est simple. Si tu veux te lancer dans une histoire avec quelqu’un, peu importe le type d’histoire, si cela te donne envie de dire Fuck yes! et bin go! Si tu hésites, cancelle. Mais pour que  cela marche aussi, il faut également que l’histoire donne envie à l’autre personne de dire Fuck Yes.

Si toi tu es super down, mais elle répond rarement à tes texts, joue la hard to get pi n’est jamais disponible, alors passe à autre chose. Dans son cas, ce n’est pas un Fuck yes, mais plutôt un non-merci. Arrête de t’accrocher pour rien.

Cette règle s’applique dans toutes sortes de situations, que ce soit amoureuses ou pour les one night ou en amitié. Tant que les 2 vous êtes en accord.  Si lui, il est FUCK YES pour être un ami moderne et que toi aussi, alors go. Mais si toi tu veux plus sérieux. Alors, passe à autre chose.

 

Ma conclusion en bref:

Choisis tes batailles. Bats-toi du mieux que tu peux et accepte tes défaites.

Puis, recommence.

 

Salut là.

 

Crédits photo couverture: https://www.youtube.com/watch?v=1BN39-o7DbI

 

 

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