Leonard Cohen : l’exposition

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Je ne peux pas écrire sur Leonard Cohen et me dire que mon texte sera hors-pair. Je ne peux pas rejoindre les chevilles de cet homme, de cette personne aux talents grandioses qui manie les mots et les juxtapose comme nulle ne serait faire. Et surtout, je ne peux pas me dire que ce texte changera des vies comme qu’il en a changé.

Il n’a pas changé ma vie mais il l’a enjolivée avec ses mélodies, ses douleurs mais également, avec sa tendresse. Je ne pouvais pas manquer cette chance inouïe de redécouvrir cet icône littéraire. Je suis donc allée avec mes vieux (Manon et J-P) voir cette exposition qui se trouve au Musée d’Art Contemporain de Montréal. Et je vous en conjure : allez-y, courez-y, rampez-y, peu importe le moyen, il faut absolument que vous assistiez à cette oeuvre d’art. Et par oeuvre d’art, je parle toujours de Leonard Cohen en soi.

Je ne vais pas vous dire quelle salle qu’il faut absolument voir ni ce que vous devez penser de telle oeuvre. Au contraire, je vais vous parler de l’exposition par les émotions qui m’ont habitées lors de ma visite. (NB : c’est ma vision des choses, mes émotions, qu’il en plaise ou déplaise).

L’ÉMOI

L’une des salles consiste à faire jouer en boucle des vidéos de Leonard Cohen (je ne suis pas assez familière avec lui pour juste l’appeler Leonard, disons). De ses premières années à ses dernières, les vidéos démontraient une approche humaine, sensible, touchante et quelques fois sensuelles. Je vous le dis, nous sommes restés dans la salle au moins 30 minutes, à juste écouter ce qu’il dit et ce qu’il chante. J’aurais pu rester plus longtemps encore. Nous étions tous debout (mes vieux et moi ainsi que les gens qui venaient s’abreuver du poète également), tous en silence à nous faire bercer par sa prestance.

LA RECONNAISSANCE

Tu sais, une fierté tellement profonde que ton coeur bat, que tu ressens ton corps fondre et que tu ne désires que ressentir cela pour le reste de ta vie. L’une de mes pièces favorite m’a permis de vivre cette fierté. Dans cette salle, il y avait une lettre écrite par la personne qui avait racheté la fameuse machine à écrire de Leonard Cohen. Son contenu, ses mots : je ne vous en dit pas plus mais, c’était tout simplement extraordinaire.

L’ÉTONNEMENT

Il y avait tant de truc que je ne savais pas sur Leonard Cohen. Je ne parle pas de ses nombreuses liaisons passionnelles mais plutôt de ses périples qui l’amenait au bout du monde. Je parle de l’avant qu’il soit écrivain, d’avant que ses mots l’emportent ailleurs.

D’emblée, cet homme a vécu maints périples au cours de sa vie mais ce qu’il a fait de plus merveilleux, à mon avis, c’est la manière qu’il nous la décrit ladite vie : par ses mots.

Après tout, « there is a crack in everything, that’s how the light gets in« .

Profitez (courez, rampez, name it) de l’exposition jusqu’au 9 avril 2018.

 

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