Ode aux hangovers

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Je me réveille les yeux collés. La moitié du temps, j’ai consciemment décidé que mon mascara serait enlevé à mon levé, l’autre moitié j’ai oublié que je portais des verres de contact avant de délicatement déposer ma tête contre l’oreiller.

J’ouvre donc les yeux péniblement, et je me maudis de ne pas avoir suivi la règle du « boire un verre d’eau entre chaque consommation« . Est-ce que cette règle-là fonctionne encore après plus de 5 verres? Dur à dire… je n’ai jamais réussi à l’appliquer bien au-delà de 4.

Je me relève péniblement, et je décide que la meilleure solution à ma torpeur c’est 2 bonnes vieilles tylenol et un verre d’eau.

Pour les atteindre, je mets les pieds par terre et la pièce commence à me jouer des tours. Je savais que mon appartement sur le Plateau n’était pas à niveau, mais je n’imaginais quand même pas être monté dans un manège.

Je me rattrape contre ma commode, cherche mes lunettes à tâtons comme si cela allait pouvoir rattraper ma mauvaise hygiène visuelle de la veille. Je les trouve et les dépose sur mon nez. J’attrape la bouteille de tylenols et en avale deux avec le reste de verre d’eau déposer sur ma table de chevet.

Je me félicite de m’être versé un verre d’eau avant de me coucher, mais me rappelle qu’il aurait été plus efficace de le boire que de le déposer sur la table de chevet.

Je me replonge dans mes couvertes, armée de mon cellulaire, pour vérifier l’état des copines avec qui je me suis mise dans cet état. Le verdict est général: hangover.

Pour s’en remettre, on se prescrit une journée de Netflix, de pyjamas, de repas livrés (préférablement gras, même si j’aime parfois zieuter le circulaire de Aux Vivres). On oublie tout le reste, car après tout on a le cerveau en compote, et grand besoin de repos.

Après les pénibles moments du réveil, je me plais presque à être dans cet état. Coupée du monde et de mes tâches, de mes responsabilités jusqu’à ce que mon cerveau soit de retour.

Je profite de chaque émission binge watchée aussi mauvaise soit-elle. Je savoure chaque bouchée de ce croissant juste assez frais. Je flâne sur le web, je découvre de nouveaux blogues, de nouveaux vlogs. Je papillonne dans ma bibliothèque pour relire mes passages préférés de certains romans (lire les moments romantiques). Bref, j’apprécie pleinement mes hangovers.

Pas trop souvent, pas trop longtemps, mais une fois de temps en temps y’a rien comme un bon hangover pour passer une belle journée inutile.

Santé!

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