Stabat mater – Les Grands Ballets Canadiens

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Sasha Onyshchenko/Kravets Photographics

Mon souvenir des Grands Ballets Canadiens remonte à une bonne vingtaine d’années certainement. À l’époque, mes parents, dans le temps des fêtes, nous avaient invité ma sœur et moi au grand classique de la saison hivernale, Casse-noisette. Je me rappelle, malgré mon jeune âge, avoir tout de suite été charmée par le spectacle. Les costumes, la musique, les personnages : un monde tout à fait envoûtant et si séduisant pour une petite fille de 5 ans. Je voulais être Clara, je voulais me retrouver dans cet univers et faire partie des danseuses sur la scène. Je me rappelle avoir développé une sorte de fascination pour le ballet à l’époque, si bien que ma mère, pour Noël, avait décidé de nous fabriquer des tutus.

Une vingtaine d’années plus tard, c’est avec une grande fébrilité que je remettais les pieds à la Place des Arts, au Théâtre Maisonneuve, afin de renouer avec cette danse classique. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et, franchement, je ne fus pas déçue.

Le programme double, constitué de Stabat MATER et de la 7e symphonie de Beethoven, nous transportait dans deux créations tout à fait à l’opposé, mais tout aussi enivrante l’une que l’autre.

En première partie, la pièce Stabat MATER (« la mère se tenait debout ») du chorégraphe roumain Edward Clug, nous offrait un opéra touchant harmonisant la thématique d’un poème religieux, la Vierge affligée devant son enfant crucifié, sous les voix exceptionnelles et bouleversantes des deux chanteuses. Étant assise au balcon, j’avais la chance de pouvoir observer leurs prouesses vocales en plus de celles des danseurs qui s’accompagnaient parfaitement. Je ne connais pas grand-chose à la danse, mais je savais pertinemment que j’avais sous les yeux quelque chose de magistral.

 

La seconde partie, la 7e Symphonie de Beethoven, chorégraphié par l’allemand Uwe Sholz, était tout à fait grandiose! À maintes reprises, je me suis surprise à murmurer des « wow » tellement j’en avais le souffle coupé. Le jeu des éclairages venait ajouter à la performance sans faille des danseurs qui défilaient sous nos yeux.

Pour celles et ceux désirant voir Stabat MATER et la 7e Symphonie, vous avez jusqu’au 28 octobre pour le faire, ne tardez pas!

C’était tout à fait magnifique. Je me suis questionné à savoir pourquoi j’avais attendu aussi longtemps avant de retourner voir Les Grands Ballets Canadiens. J’espère sincèrement avoir l’occasion de me retrouver à nouveau parmi les spectateurs très bientôt. Qui sait, peut-être aurai-je l’occasion de me revivre à nouveau Casse-Noisette pour Noël ?

STABAT MATER • Les @grandsballets pour @lespassortables 👯 #ballet

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Crédit photo à la une : Sasha Onyshchenko/Kravets Photographics

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